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Quand
lhébreu déverrouille
de
vieux textes mangés de rouille !
1.
Lhomme créé à limage de Dieu et
la femme ?
'Pourquoi la femme nest-elle pas créée
à limage de Dieu ?'
Cest la question que me posa un jour une jeune femme, visiblement
inquiète et troublée. Interloquée, je me demandai à
quoi elle faisait référence dans lEcriture pour en
tirer pareille conclusion. Très certainement au récit
de Genèse ch.1 v.26 qui contient la première évocation
de la création de lhomme.
De soupçon en inquiétude:
lisons ce verset dans lune de ses traductions.Dès le départ,
nous pouvons nous poser des questions sur la qualité dun
Dieu qui sexprime au pluriel ! En français cette utilisation
fait penser à un pluriel de majesté, et le soupçon
est jeté demblée sur ce Dieu que lhomme a créé
par trop semblable à limage du Roi-Soleil.
Cette fois cest le mandat de domination
par lhomme sur le monde animal qui a de quoi, dans notre contexte
actuel, surprendre et inquiéter : nous ne connaissons que
trop les excès liés à lexploitation de la nature !
Et comme cette femme nous pouvons nous poser
ces questions naïves mais logiques : 'Mais alors où
et quand la femme a-t-elle été créée, par
qui et à limage de qui ? Pourquoi nest-elle pas
mentionnée ici ?' Beaucoup dans notre société
jugeront le tableau de Genèse 1,26 trop sexiste ou 'macho', et
perdront toute envie de poursuivre la découverte de la Bible.
2.
Cherchez lhomme
Quant à nous, continuons notre recherche
par dautres traductions. Ce dernier terme passera-t-il mieux que
la 'domination' précédente ? Et peut-être que
ce passage abrupt dun singulier (lhomme) à un pluriel
(ils), heurtera la sensibilité grammaticale de certains. La traduction
est décidément un art difficile !
Consultons donc dautres versions plus récentes cette fois :
"Faisons les êtres humains" (Français Courant)
ou encore "Faisons ladam" (Bible Bayard)
Alors
de qui sagit-il précisément ? Face à un
tel éventail, il devient nécessaire daller regarder
de plus près ce que nous dit le texte original. Il sagit
bien en effet dun adam, et il faut rechercher ce que ce terme recouvre
dans le contexte des premiers chapitres de la Genèse.
3.
Qui est Adam ?
Sagit-il dun personnage bien
précis, un mâle nommé Adam, 'lointain ancêtre
de lhumanité', ou bien simplement d un prototype virtuel
de la race humaine, d un Monsieur et Madame Tout-le-Monde ?
Sagit-il dun nom propre ou dun substantif ? Le
texte hébreu des premiers chapitres de la Genèse parle régulièrement
dun adam, terme toujours employé au singulier et accompagné
dun article. Cest un nom commun qui désigne 'non un
individu particulier, mais lespèce humaine, lhumanité
dans son ensemble'1 .
Dailleurs la suite de notre péricope
de départ le montre bien en précisant : ce mot adam
est suivi la plupart du temps dun verbe au pluriel : la grammaire
hébraïque confirme quil sagit bien dun nom
collectif désignant les êtres humains. Sil sagissait
dun individu particulier, le texte laurait précisé
en disant ben-adam (un fils dhumain).
Et sil sagissait dun masculin,
il aurait pu utiliser yshlhomme, or celui-ci
napparaît justement et de façon significative quaprès
la création de ysshahla femme à la fin
du chapitre 2 (v. 24) , comme si lindividuation des genres napparaissaient
pleinement que dans le dialogue masculin-féminin !
4.
Pas lhomme sans la femme
Le recours à la langue originale
avec ses caractéristiques linguistiques de vocabulaire et de grammaire
permet de : - préciser le sens de certains mots-clés :
notre fameux Adam !
- tordre le cou à de fâcheux contresens : comprendre
Adam comme le nom dun homme masculin, puisque notre langue (contrairement
par exemple à lallemand Mann Mensch) ne distingue
pas entre lhomme masculin et lhomme être humain ;
- éviter dinduire des associations de pensées malheureuses :
seul lhomme serait créé à limage de Dieu.
Voilà de quoi rassurer notre première
interlocutrice et bon nombre dentre nous sil en était
encore besoin ! La référence à Adam ne dresse
donc pas une moitié de lhumanité contre lautre,
elle souligne au contraire notre origine commune et le profond lien de
parenté qui unit tous les humains.
5.
Sus aux vieux clichés
Parmi les interprétations routinières
qui perdurent, plus ou moins enfouies dans les zones affectives de linconscient
collectif, faut-il mentionner lidée dun Dieu fondamentalement
opposé à tout ce qui fait plaisir ? Or le verset 9
du chapitre 2 de la Genèse nous dit quil "a créé
tout arbre plaisant, agréable à regarder et bon, délicieux
à manger" ! Que penser dun Dieu qui aurait
proposé à lhomme une création si bonne pour
la lui interdire ensuite ?
Mentionnons encore limage dun
Dieu jaloux de ses prérogatives, opposé à la science
et au progrès ! Lexpression "l arbre
de la connaissance du bien et du mal" (Gn 2,16), dont il est
dit "tu nen mangeras pas car le jour où tu en mangeras
tu mourras certainement" (Gn 2,17), est un hébraïsme
qui déploie une pluralité de sens : le fruit de cet
arbre, cest de vouloir tout connaître,tout expérimenter,
tout posséder y compris la sagesse, devenir tout-puissant et auto-suffisant !
Lappel à ne pas en manger est une mise en garde réaliste
contre un savoir, une maîtrise totalitaire qui étouffe, isole,
détruit lexistence et fait périr la vie. Que ces clichés
véhiculés durant des siècles via les traductions
peuvent avoir la vie dure !
6.
Le premier couple
Si je pose maintenant la question : 'Quel
est le premier couple ?', la réponse qui jaillit spontanément
est 'Adam et Eve'. Eh bien non ! Selon les recherches récentes,
Adam napparaît avec certitude comme nom propre que dans la
généalogie de la fin du chapitre 4 de la Genèse au
verset 25, et encore cet avis ne fait pas lunanimité !
Quant à Eve, elle nest nommée quà la
fin du chapitre 3, après le récit de ce quon nomme
'la chute' et de ses conséquences. A la fin du chapitre 2, elle
apparaît comme lyshah- la femme, en relation
avec lysh-lhomme . En outre ce nest pas
lhomme qui lui donne son nom (v. 23), comme sil avait autorité
sur elle, lexpression 'elle sera nommée' est léquivalent
de 'on lappellera'.
Ainsi le premier 'couple' qui se dégage
linguistiquement du texte hébreu est l adam
et la adamah (lhumain et le sol), dans les versets
5 à 7 du second récit de la création au chapitre
2. Si lon voulait faire apparaître le jeu de mots, il faudrait
traduire ce couple par lhumain et lhumus, ou le terreux et
la terre, ce que Chouraqui a traduit fameusement par le glébeux
et la glèbe ! A chaque fois nous avons un masculin et un féminin,
ce qui rappelle la polarité de tout créé, et lexégèse
rabbinique fait remarquer à juste titre que la première
lettre de la Genèse est beth, b qui a pour valeur numérique
2, et non pas alèf, signe de lUn qui renvoie
à Dieu dont le nom Elohim commence par a.
7.
La sève qui monte des racines
Comme une radiographie qui grâce aux
rayons x fait apparaître le squelette, lanalyse des mots hébreux
construits sur des racines de trois lettres permet de repérer immédiatement
leur parenté cachée, ce que ne révèlent pas
les traductions.
A la racine du mot adam est
le verbe 'être rouge', il évoque la adamah,
la glaise dont lêtre humain a été tiré :
"Le Seigneur Dieu modela ladam avec la poussière
de la adamah, la terre rouge" (Gn 2, 7).
Autre association que les sonorités de lhébreu ne
manquent pas de susciter sur le plan phonétique, (il ne sagit
pas ici dhomonymie pure mais plutôt dassonance) et que
met en évidence lexégèse rabbinique, est celle
de adam et de dam (le sang), allusion à la
terre maternelle dont lêtre humain a été tiré.
8. Lhomme et son lieu
La mise en évidence de ce couple
originel adam-adamah permet de repérer que lêtre
humain est demblée présenté à partir
de son environnement proche ou lointain. Il nest pas un spécimen
isolé, il fait partie dun lieu, dune famille, dun
clan, dun groupe social. De même quune molécule
narrive jamais seule, lhumain ne peut être envisagé
que comme un être en réseau, à lintérieur
dun ensemble de relations. On peut ici faire le lien avec toutes
les découvertes actuelles qui vont dans le sens de ce que laissait
entrevoir lantique sagesse intuitive de ce texte, sur le plan psychologique,
sociologique, physique et biologique, à savoir quun élément
ne peut être envisagé que par rapport à son 'système',
à lensemble qui lenvironne.
Il ne faut pas oublier de relever au passage
le signe de ce que jappellerais une préoccupation écologique
avant la lettre : la vie et la survie des humains et finalement de
tous les êtres dépendent du soin apporté à
lenvironnement ; une pensée étonnamment moderne
pour un texte aussi éloigné de nous dans le temps !
Même préoccupation en Genèse
2, 15 où nous lisons ceci en hébreu :
"Le Seigneur Dieu prit ladam (lêtre
humain), et le (dé)- posa dans LE jardin dEden pour LA cultiver
et LA garder." Ce passage du masculin au féminin nest
pas, à ma connaissance, mentionné dans les traductions,
sauf par une note de la TOB. Le jardin gan est aussi un masculin
en hébreu, donc ce féminin ne peut renvoyer quà
la adamah ou à la terre eretz , mentionnée
quelques versets plus haut avant lintermède de la plantation
du jardin en Eden (2, 8-9) et du fleuve à quatre 'têtes'
(v 10-14). Cest une réponse à la constatation du verset
5 : Il ny avait pas dadam
pour cultiver la adamah. Or cultiver ou travailler signifie
aussi en hébreu "servir, être au service de",
un terme du registre cultuel. Et garder a le sens de préserver,
protéger, ce dont les termes des langues germanique Garten
ou anglo-saxonne garden gardent la trace !
Ce mot 'garder' veut dire aussi observer,
suivre ou se conformer à, comme dans lexpression 'garder
un commandement'. Il y a bien sûr dabord une allusion à
lagriculture dont nos premiers parents avaient besoin pour vivre,
mais le texte va au-delà en pointant que, sans le soin de ses habitants,
la terre ne peut être ce berceau nourricier dont toute vie a besoin
pour croître et sépanouir. Et cette préservation
du lieu ne peut se faire sans se mettre à lécoute
et au service de celui-ci.
9.
Le jardin clos et la terre ouverte
Nous avons là comme deux cercles
concentriques : celui dabord du petit lieu protégé
et clos (de la racine ganan, 'défendre'), qui est aussi 'lieu
de délices', car l Eden nest pas seulement une région
de Mésopotamie mais signifie 'jouissance' ; cest là
que lêtre humain est déposé ou mis au repos.
Puis il est ensuite appelé (le`ovdah uleshomrah) à
passer à une plus grande sphère, celle de la préoccupation
pour la terre entière, dans le sens non seulement de préserver
lenvironnement, mais dêtre au service du monde et de
ses habitants.
On est évidemment au-delà
de linterprétation quen faisait le Candide de Voltaire,
pour qui 'il faut cultiver notre jardin' sous-entendait : 'Cest
laction et non la spéculation intellectuelle, qui est à
la source du bonheur humain'. Lemploi métaphorique de cette
invitation à cultiver notre jardin peut aussi, peut-être
même avant tout, interpeller notre vie sur le plan personnel
et cest déjà beaucoup !
Près dune ferme de la campagne
environnante, jai vu ce panneau affiché : 'On ne
peut commander à la nature quen lui obéissant'. Francis
Bacon, lauteur de cette maxime savait-il quil était
en plein cur de la sagesse de Genèse 2, 15 ? Ici le
recours à lhébreu met en évidence toute la
richesse de la polysémie de ses termes, cette pluralité
de sens dont le texte est porteur.
Autre exemple bien connu et dactualité
de surcroît : le fameux Shalom signifie non seulement
'paix et absence de guerre' - ce qui est déjà tout un programme
- mais encore 'bien-être, bonheur, prospérité, repos,
contentement, harmonie et perfection'. Un même terme peut en hébreu
réunir ce que dans notre mode de pensée nous estimons incompatible,
par exemple tzédèk que nous traduisons par 'justice',
signifie également 'miséricorde' - ici les opposés
sont réconciliés !
10.
La nèfèsh hayyah
Nous observons dans les premiers versets
du chapitre 2, et au v. 7 en particulier, limage que lon retrouve
également dans dautres civilisations - en Egypte, en Mésopotamie
et en Grèce - dun Dieu potier, qui prend du liquide, ou quelque
chose dhumide (ed), et qui modèle lêtre
humain (adam) avec la poussière de la terre (adamah).
Pour rendre le triple jeu de mots suggéré par lhébreu,
il faudrait traduire : "Dieu prit de lHUMIDE pour
modeler lHUMAIN avec de lHUMUS".
Dieu lui insuffle dans les narines le souffle
de la vie et cet adam devient 'un être vivant', un
être, une nèfèsh : ce fameux mot qui a
tant de fois été traduit par 'âme', vient en fait
dune racine très concrète comme souvent en hébreu,
cette langue 'qui répugne à labstrait' (R. Aron).
Nèfèsh désigne la gorge, le lieu de la respiration
et finalement 'la stature totale de lêtre envisagé
à partir de son souffle' (H.W. Wolff), donc toute la personne humaine
dans son état de besoin et de désir ( face à son
Créateur dans le contexte, mais aussi face à la création,
puis face à lautre, le/la partenaire qui sera créé(e)
ensuite).
Recherche passionnante que celle des significations
des termes anthropologiques, tels que corps âme- esprit,
qui nous amène à découvrir qu en hébreu
ils nexistent pas, en tous cas au sens où nous les entendons
dans nos langues occidentales ! La Bible hébraïque ne
découpe pas lêtre humain en tranches, la personne est
toujours envisagée dans sa globalité, même si lon
parle à partir dun certain aspect de sa réalité ,
comme pour le cas de l âme au paragraphe
précédent ! Et cette réalité est toujours
incarnée, lâme nest pas ce principe immatériel
hérité de la philosophie grecque néo-platonicienne,
la nèfèsh désigne bien tout lêtre
humain vivant
et désireux de vivre
2.
11.
Humains et autres animaux
Poursuivons cet exemple de la nèfèsh
hayyah être vivant du verset 7 : curieusement,
dans tout lensemble du récit, on ne la retrouve quau
verset 19, lorsquil est question des animaux ! Les exégètes
expliquent ce phénomène en relevant que le texte souligne
par là la profonde parenté des humains avec le règne
animal (dans le premier chapitre, ils sont créés le même
jour !). Mais dans le contexte, le passage de 2.19 met en évidence
la prééminence de lhumain sur lanimal car celui
qui nomme exerce à légard de lêtre nommé
un pouvoir et une responsabilité, confiés ici par le Créateur
lui-même - cest Dieu qui présente les animaux à
lêtre humain. Nommer cest aussi faire preuve de compétences
scientifiques, cest cerner et définir lêtre de
celui que lon nomme.
Cependant le domaine de la recherche et
de la connaissance, donc du travail en général, ne suffit
pas à combler une vie, puisque lhomme ne trouve pas là
ce qui va le sauver de sa solitude. Il ne trouvera le secours quil
recherche que dans un partenariat dégalité et de complémentarité,
avec une créature tirée de sa côte cest-à-dire
proche de son cur.
12.
De la musique avant toute chose
Ce vers célèbre de lArt
Poétique de Verlaine illustre bien limportance de la consonance
des mots choisis et de la musique des phrases, souvent rythmées
comme une poésie versifiée. Reflet du génie littéraire
du texte hébraïque, et indissociable de son sens, ce caractère
poétique même au cur de la prose a été
clairement perçu et mis en valeur par les récentes traductions.
Au troisième chapitre de la Genèse,
après que ladam a mangé du fruit de larbre à
tout connaître, Dieu se met à sa recherche car lêtre
humain a peur et se cache. Or le Où es-tu ?
quil adresse à lhomme, nest pas la sèche
interrogation dun fonctionnaire remplissant un questionnaire ou
celle dun juge inquisiteur dressant procès. Ce ayyèkka
va bien au-delà. Cest un cri de douleur, si proche du ekhah
( quoi donc !) , cette clameur de souffrance qui ouvre le livre des
Lamentations, le remplit et lui a donné son titre hébreu.
Si lon voulait donner à ce Où es-tu ?
sa juste coloration, il faudrait ajouter à sa traduction :
Comment est-ce possible ? Mais quas-tu fait là ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?, ce qui laisse entrevoir, non
un Dieu punisseur et vengeur, mais un Dieu profondément impliqué,
émotionnellement aussi, et vibrant au drame qui a touché
sa créature.
En
conclusion, par ces quelques exemples choisis parmi beaucoup dautres,
jai tenté de mettre en évidence les points suivants :
- létendue et louverture de sens quapporte la
connaissance de la langue hébraïque (adam) ;
- la précision et le concret des racines (adam- adamah
et la nèfèsh hayyah) ;
- tous les signes qui se dévoilent au fil du texte et en éclairent
la compréhension ( lhumain mis dans le jardin pour garder
la terre). Le narrateur, tel un astucieux Petit Poucet, a parsemé
son texte de discrets cailloux blancs : autant dindices pour
les chercheurs de sens à la recherche de pistes dans les épaisses
forêts des textes !
- limportance et la complexité du travail de traduction (et
nous navons pas parlé des verbes !) pour une langue
de caractère sémitique, si différente de nos langues
gréco-latines au mode de pensée analytique, logique et déductive.
Lhébreu nest pas la langue des philosophes, elle est
synthétique ; elle nexplique pas, elle juxtapose, elle
évoque, elle suggère ; proche de la tradition orale,
elle conte des histoires
Traduire cest trahir :
cest opérer un choix, donc abandonner certains sens et par
là appauvrir. Les traductions dont nous avons hérité
étaient des interprétations et donc des choix théologiques,
qui ont contribué à laisser perdurer des clichés
réducteurs. Il faut saluer tous les efforts entrepris aujourdhui
par les traducteurs pour revisiter les vocables et les textes et nous
les transmettre de façon à la fois plus fidèle à
cause des découvertes récentes, plus adéquate pour
notre société actuelle, et susceptible de parler à
toute notre existence.
Recourir au texte original est indispensable
à lexégète et au théologien. Mais létude
de la langue, qui nest certes pas toujours un jardin de délices,
procure très vite à celle ou celui qui lentreprend,
avec les outils adéquats bien sûr, la joie inégalée
du chercheur dor qui trouve lui-même des pépites. Cest
ce que jai constaté souvent avec émerveillement chez
mes étudiants.
Thérèse
Glardon, février 2003
Thérèse Glardon a enseigné durant dix ans lhébreu
biblique et rabbinique à la Faculté de Théologie
de lUniversité de Lausanne. Egalement formée dans
le domaine du développement psychologique et spirituel, elle travaille
dans la formation dadultes.
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1 Samuel AMSLER, Adam le terreux dans Genèse 2 4 , in Le
dernier et lavant-dernier, Labor et Fides, Genève 1993, p.276,
2 Hans Walter WOLFF , Anthropologie de lAncien Testament, Labor
et Fides, Genève 1974 , p. 29
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