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'L'interprétation
des textes bibliques continue à susciter de nos jours un
vif intérêt et elle provoque d'importantes discussions
qui ont pris ces dernières années des dimensions nouvelles
'
Ces mots introduisent un document romain d'il y a dix ans qui reste
d'actualité et qui nous inspire cet article. Ces 'dimensions
nouvelles' dont il parle, - progrès accomplis par les sciences,
spécialement les sciences humaines et les méthodes
nouvelles d'approche du texte biblique, - aident bien des croyants
à mieux comprendre la Bible, mais aussi peuvent troubler
la foi du profane dans la vérité de la Bible et risquent
de le détourner de sa lecture. Ajoutons ce qui le désoriente
encore : les difficultés inhérentes à l'approche
de certains textes et à la distance entre ceux-ci et les
lecteurs aujourd'hui.
Nous présenterons
différentes méthodes actuelles de recherche. La Parole
de Dieu se donne à travers les temps et le langage humain.
Elle a été composée et écrite à
bien des moments différents de l'histoire et dans des contextes
de vie extrêmement divers. Elle ne peut être lue sans
en tenir compte. Ensuite nous verrons comment nous situer nous-mêmes,
voir clair dans notre propre approche de la Bible et trouver des
moyens nouveaux pour la savourer.
Comme on le voit, le projet
est vaste, il n'est pas facile de l'exposer sans nuances !
1. Méthode historico-critique
Cette
recherche est indispensable pour l'étude scientifique des
textes anciens. Devant la complexité des textes, la lecture
historico-critique conclut à une multiplicité de sources
auxquelles a puisé le rédacteur. Elle tente d'identifier
le milieu originaire de chaque document par le biais de la forme
littéraire ou des autres renseignements que peuvent donner
l'archéologie ou l'histoire des peuples d'alentour. Bref,
le questionnement historico-critique se centre sur le rôle
de l'auteur et du sens premier du texte. Voyons brièvement
quelques lignes de force de la recherche.
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Les
auteurs ? Les
sources ?
? Le
texte L'archéologie
?
Les
genres littéraires ? L'époque
?
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* La critique textuelle
Nous
n'avons plus le texte original de la Bible mais des copies de copies.
Même si les manuscrits que nous possédons sont de loin
plus anciens que tous les autres textes de l'antiquité, l'importance
de la Bible pour la foi impose la recherche et se veut la plus rigoureuse
qui soit. Se basant sur le témoignage des manuscrits les
plus anciens et les meilleurs, elle cherche à établir
un texte biblique aussi proche que possible de l'original.
* L'analyse linguistique
Cette
analyse utilise les connaissances obtenues grâce aux études
de philologie historique (étude de la signification des mots
selon les époques; par exemple en français le mot
'devoir' dit autre chose dans l'expression 'un homme de devoir'
ou dans la réflexion d'un élève qui travaille
le 'devoir' qu'un professeur lui a donné). La recherche s'efforce
de discerner des blocs grands ou petits dans le texte : récits
ou sommaires, ajouts ou amplifications
d'après, par
exemple, certains récits plus ou moins semblables qui font
double emploi. Il est possible ainsi d'une part de supposer des
sources différentes aux diverses parties et, d'autre part,
de déterminer des genres littéraires différents.
Un texte de lois, une description de rites liturgiques, un récit,
un chant de victoire, un poème, etc
ne se lisent pas
de la même manière. Leurs mots ont une autre portée.
S'il s'agit d'événements, l'histoire au sens moderne
du mot a aussi son mot à dire, ainsi que d'autres sources
archéologiques ou non bibliques. Cette sorte de lecture s'apparente
aux sciences naturelles qui cherchent les causes, les "pourquoi",
l'origine.
Cette méthode historico-critique
si riche se restreint pourtant à la recherche du sens du
texte dans les circonstances historiques de sa production et ne
s'intéresse pas directement aux autres potentialités
de sens, présents par exemple dans ce qui a été
ajouté par la suite pour les actualiser. Le texte biblique
que nous connaissons est un texte qui a toute une histoire à
travers les siècles. Si un prophète par exemple s'adressait
à un roi, ce qu'il disait n'a pas le même poids pour
les générations suivantes, mais les promesses de Dieu
demeurent. Pour qu'elles soient comprises par après, les
auteurs les ont transformées, actualisées.
2. Nouvelles méthodes d'analyse
littéraire
Une nouvelle étude dans son dynamisme
à travers les temps est indispensable. D'abord parce que
nous avons dans nos bibles le texte final retenu dans le canon des
Ecritures (c'est-à-dire l'ensemble des livres acceptés
comme témoin de la foi), et non les diverses sources où
il puise. Ensuite parce que la Parole continue son chemin à
travers l'histoire et s'enrichit des compréhensions de la
Tradition et des recherches nouvelles. Les deux aspects sont complémentaires.
Aucune méthode scientifique de la lecture de la Bible n'est
en mesure de correspondre à toute sa richesse. Après
s'être intéressés davantage aux auteurs et aux
sources des textes, les chercheurs se sont penchés sur le
texte lui-même tel qu'il apparaît dans la Bible maintenant.
L'ambition de ces recherches littéraires est de découvrir
"comment" le récit fait apparaître son sens,
par quelles étapes passe le récit. Ces chercheurs
pensent que la personne de l'auteur est inaccessible de même
que l'originalité exacte des destinataires.
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Est-ce
que j'ose plonger dans le texte seul ? Le
texte
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* L'analyse rhétorique
La
rhétorique est l'art de composer des discours persuasifs.
Une lecture attentive de bien des textes fait apparaître les
ressources de l'art rhétorique qui leur permet de s'exprimer.
Les auteurs bibliques ont évidemment envie de nous convaincre,
il n'est pas étonnant qu'ils aient utilisé les moyens
mis à leur disposition par les anciens.
Nous connaissons les théories
rhétoriques grecques et romaines. Celles-ci distinguaient
l'orateur et son autorité, le discours et son argumentation,
enfin l'auditeur et l'émotion suscitée. Une autre
rhétorique est nécessaire selon qu'il s'agit d'un
tribunal, d'une assemblée populaire ou d'une réunion
culturelle.
Il est donc normal de
s'interroger sur les divers éléments du texte quand
il s'agit par exemple d'un évangile : il est mis sous l'autorité
d'un apôtre, il s'adresse à telle Eglise d'Antioche,
de Corinthe ou de Rome
, il s'agit de publics divers : judéo-chrétiens
ou païens convertis. Les auteurs ne parlent pas de la même
manière à chacun de ces publics. Les auteurs, s'ils
sont de culture sémitique, utiliseront souvent la symétrie,
le parallélisme
Ceux qui sont de culture grecque utiliseront
surtout les arguments, les explications des coutumes juives inconnues
de leurs auditeurs, etc
Les auteurs de culture grecque prendront,
pour s'exprimer, inspiration dans les écrits grecs ou romains.
L'analyse cherche à travers les mots utilisés, les
tournures de phrases, les supposés
Quels moyens utilise
tel auteur pour devenir persuasif ? Quelle action veut-il exercer
sur son auditoire? Que veut-il communiquer ? Autant de questions
intéressantes à se poser.
Il est évident
que ces recherches ne sont jamais achevées, d'une part parce
qu'il entre toujours une part d'hypothèse dans ce travail,
d'autre part parce que les connaissances anthropologiques ne cessent
de se développer et d'apporter des nuances aux études
précédentes.
* L'analyse narrative
La
plupart des textes bibliques sont des récits. Ils sont héritiers
des traditions orales, ils sont la mise par écrit d'enseignements,
ils sont témoignages de la foi de leur auteur. La foi chrétienne
elle-même s'appuie sur la vie, l'enseignement, la passion,
la mort et la résurrection de Jésus. Le credo s'exprime
sous forme de récit : 'Dieu, envoie son Fils qui naît,
souffre, meurt et ressuscite, monte au ciel et reviendra'. La Bible
est tissée de récits.
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Comment
commence le récit ? Comment finit-il ?
Que s'est-il passé entre deux pour que la situation
ait changé ?...
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Les recherches bibliques peuvent se baser sur les études
de récits qui ont été entreprises ces dernières
décennies. Chaque récit comporte une certaine intrigue
: il se passe quelque chose qui change ce qu'il y avait au début,
un but est atteint ou un échec est survenu. Quelqu'un lance
l'action en vue d'un but, d'un gain. Il se charge lui-même
de le chercher ou confie la tâche à un autre. Celui-ci
rencontre des aides et des opposants. Il passe par des épreuves.
La finale dit ce qui est advenu. Discerner ces différents
éléments apportent une riche moisson de renseignements
et ouvre de nouveaux horizons.
D'autre part le récit
biblique lui-même, par exemple l'évangile, est mis
par écrit à la fois pour les auditeurs de telles assemblées
de l'Eglise primitive et à la fois pour des lecteurs qui
leur succéderont à travers le temps. Pour atteindre
les uns et les autres, l'auteur du récit utilise certains
moyens qu'il est possible de repérer. Pour eux tous, il est
devenu témoin de la foi. Il ne raconte pas seulement pour
faire connaître l'histoire du salut, mais pour que ce salut
advienne pour ceux qui l'entendront ou le liront.
* L'analyse sémiotique
L'analyse
sémiotique ou sémantique repose sur trois présupposés
principaux : 'l'immanence', chaque texte forme un tout de signification,
il est possible de le scruter pour découvrir le sens; 'la
structure de sens', le texte est composé d'une série
de relations ou d'oppositions des mots les uns aux autres, ou des
personnages les uns aux autres, le sens se construit de ces relations;
enfin il y a une 'grammaire du texte' selon la place des mots, les
conjonctions ou les mots qui servent de support à la nervure
du texte, les mots mis en relief, les rappels
D'après
la place et le genre de mots utilisés, le sens peut changer
du tout au tout et suggérer un message sans le dire directement.
Un des grands avantages
de cette sorte d'approche, c'est qu'elle peut être utilisée
à divers niveaux de profondeur ou d'avancée, si ceux
qui l'emploient sont ou non spécialistes. L'analyse sémiotique,
si elle ne se surcharge pas trop, permet aux lecteurs même
non spécialisés qui l'utilisent d'entrer dans le texte,
d'en découvrir les nervures, de donner la parole au sujet
de ce qui est découvert, de s'approprier le texte avec plus
de vérité. Elle peut être très riche
à employer en groupe même non spécialisé,
avec un animateur qui s'y connaît.
Aucune
approche biblique ne peut se targuer d'avoir découvert la
vérité entière. Chacune peut apporter sa pierre
à la construction, mais, comme le dit Levinas, un texte biblique
n'a jamais fini de parler.
Aux approches historico-critiques,
ou littéraires, nous pouvons ajouter diverses autres tentatives
actuelles.
3. Approches existentielles du texte
et de ses effets
Les
exégètes de cette tendance s'intéressent surtout
aux rapports entre le texte et les lecteurs. Ces rapports agissent
dans les deux sens. Tant au moment de la production du texte qu'au
moment où un lecteur s'en saisit.
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Quels
rapports le texte génère-t-il avec le lecteur
?
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Ce rapport a varié au long des siècles. Leur étude
permet d'évaluer l'importance de la Tradition pour éclairer
le sens qu'ont pris les textes bibliques à travers les diverses
époques et les différents milieux.
La Bible s'enrichit ainsi
sans cesse de significations nouvelles. Nous pourrions dire que
la Parole de Dieu est comme une semence qui devient un grand arbre
et porte de nouveaux fruits à chaque saison. Avec la différence
qu'un arbre porte toujours les mêmes fruits ! Et si la Parole
était la sève de l'arbre que nous formons tous, et
que cet arbre portait des fruits différents à travers
les diverses branches greffées sur lui ? N'est-ce pas l'image
de la greffe qu'utilisait Paul dans la lettre aux Romains (Ro
11), et qui expliquerait les fruits différents de
sens que porte la Parole pour la communauté juive et la communauté
chrétienne ?
Les sciences humaines se sont fortement développées
au 20e s. : sociologie, anthropologie, psychologie. Formés
à telles disciplines, les chercheurs ne peuvent s'empêcher
d'interpréter ce qu'ils lisent à la lumière
des sciences qui les nourrissent et enrichissent leurs études.
* Approche sociologique
Tout
texte est écrit pour un lecteur, un public. Il est produit
dans une société donnée, telle qu'elle est
au moment de sa production. La société a laissé
sa marque sur le texte. L'étude critique de la Bible s'est
enrichie de la connaissance des comportements dans la société
à chaque époque selon les conditions sociales et économiques.
Bien sûr ces connaissances sont fragmentaires. La difficulté
provient que l'on ne peut penser les anciennes sociétés
à l'instar des nôtres ! Les découvertes des
enjeux sociaux transforment profondément sa lecture aujourd'hui.
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Ce texte sert à quoi ? Propagande politique
? Opposition ?
De quelles organisations sociales témoigne-t-il ?
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* Approches psychologiques
Les
recherches psychologiques actuelles suscitent de nouvelles interprétations
des textes anciens. Quelqu'un qui est habitué à la
psychologie "entend" autre chose dans le texte, un peu
comme il "entend" à travers les mots d'un autre
ce qui est en jeu à l'intérieur de lui. Le langage
symbolique de la Bible "dit" plus que nous ne le pensons
habituellement. Bien sûr une psychologie athée ne pourrait
pas entendre dans la Bible une parole de foi, car il n'y a pas accès.
Exemple :
Que dit le texte ? Que disent les personnages ?
Dans la Saga des patriarches, tout commence par un couple
dont le second enfant s'appelle "Abel, fumée"
et se termine par une fratrie renouvelée par le pardon
d'un frère qui a été vendu 'Joseph".
Toute une histoire psychologique à travers les générations.
Cela ne veut-il rien dire ? Le texte agit sur le lecteur
à son insu.
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* Approches contextuelles : deux exemples
L'interprétation
d'un texte, la lecture de la Bible, sont toujours dépendantes
de la mentalité et des préoccupations des lecteurs.
Ceux-ci entendent en eux un écho libérateur de leur
situation de vie.
L'approche de la théologie de la
libération
Elle est influencée
par les besoins des peuples opprimés ou réduits à
la misère et qui cherchent dans la Bible la nourriture de
leur foi et de leur vie. Dieu est présent à l'histoire
de son peuple pour le sauver. Il est le Dieu des pauvres qui ne
peut tolérer l'oppression ni l'injustice. Nul ne peut empêcher
un croyant de lire la Bible à partir de sa situation actuelle
et de découvrir ce qui, dans le texte, soutient son espérance.
Le combat libérateur fait apparaître des sens qui ne
se découvrent que lorsque les textes sont lus dans ce contexte
de solidarité effective. L'exégète se met à
l'écoute du peuple de la base pour entendre les échos
que le texte y fait résonner et les questions qui se posent
pour lui. Cette lecture privilégie les textes narratifs et
prophétiques.
Comme l'analyse des situations
actuelles et bibliques se base souvent sur les analyses taxées
'matérialistes', cette lecture très riche est suspectée
par certains. Elle le serait à bon droit dans la mesure où
elle affirmerait que la lecture ainsi faite est la seule vraie lecture.
Mais l'on peut dire la même chose de toute lecture biblique.
L'approche féministe
Elle
est une lecture inspirée par les mouvements féministes
actuels. La Bible jusqu'à ces derniers temps n'a été
interprétée que par des chercheurs masculins. La lecture
féministe n'a pas élaboré des méthodes
nouvelles, elle se sert des méthodes courantes mais y ajoute
des critères d'investigation. Une étude réalisée
par des femmes est riche d'une autre expérience et entend,
comme la lecture libérationiste, d'autres échos dans
la Parole de Dieu. Elle met en lumière tout ce qui est en
faveur de la libération de la femme et de ses droits. Elle
fait observer l'aspect patriarcal des textes certes, mais elle souligne
aussi l'importance des figures féminines de la Bible, la
place des femmes par exemple dans les premières communautés
chrétiennes, place occultée par une pratique masculine
de la lecture.
4. Approche par le recours aux traditions
juives
Des
études récentes et les découvertes de Qûmran
ont mis en relief la complexité du monde juif en Israël
et dans la diaspora aux siècles qui entourent la naissance
du christianisme. Nous avons des témoins de l'interprétation
des Ecritures à cette époque. D'abord la traduction
de la Bible en grec, appelée la Septante. Ensuite les Targumim
araméens, qui traduisent le texte en l'expliquant. Ensuite
encore les recherches de sens des communautés juives, auxquelles
le Talmud fait écho et qui se continuent jusqu'à aujourd'hui.
Origène ou Jérôme, et bien d'autres après
eux jusqu'à maintenant, se sont mis à l'école
des savants juifs pour comprendre la Bible. Les recherches juives
sont d'une valeur inestimable. Jésus est juif et marqué
par la tradition de son peuple.
Pourtant le cadre d'ensemble
des communautés juives et chrétiennes est devenu très
différent. La différence fondamentale est la foi au
Christ. Pour Paul, comme il le dit dans la seconde lettre aux Corinthiens,
lorsqu'on se convertit au Christ, c'est comme un voile qui tombe
et on lit autrement le Premier Testament (2 Co 3,16), c'est-à-dire
que la vie du Christ nous permet de découvrir les nouveaux
fruits poussés sur l'arbre d'Israël.
5. Quel est mon regard quand je lis
la Bible ?
Depuis
les temps patristiques, certains auteurs, comme Origène,
Jérôme ou Augustin, relèvent que plusieurs regards
sont possibles sur un texte biblique. Chacun oriente vers un sens
différent : le sens littéral lit le texte tel
qu'il est écrit sans aller au delà des mots, le
sens spirituel en cherche la valeur pour la foi, le sens
allégorique en écoute les images, la recherche
des allusions est ouverte sur d'autres passages de la Bible
ou d'autres réalités, le sens christologique
découvre dans le Premier Testament les personnages ou les
situations qui présagent le Christ ou les promesses qui en
annoncent la venue
Je puis lire la Bible
ou les livres qui en parlent soit pour étudier le texte,
soit pour partager cette étude avec d'autres, soit pour le
prier, soit pour y approfondir ma foi, soit encore dans une assemblée
liturgique ou un groupe de catéchèse. Je dois être
au clair sur ce que j'attends et prendre les moyens en vue de ce
but. Mais aussi ne pas attendre de tel ou tel auteur actuel ce qu'il
n'entend pas donner : une étude d'exégèse n'a
pas pour but premier d'aider à la prière. Mais elle
est indispensable pour ne pas errer dans un sens fou de la Parole
de Dieu.
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