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5. Les différentes lectures actuelles de la Bible

 

1. Méthode historico-critique
   * La critique textuelle
   * L'analyse linguistique
2. Nouvelles méthodes d'analyse littéraire
   
* L'analyse rhétorique
   * L'analyse narrative
   * L'analyse sémiotique

3. Approches existentielles du texte et de ses effets
    
* Approche sociologique
    *
Approches psychologiques
    
* Approches contextuelles : deux exemples
           
la théologie de la libération
          
L'approche féministe    
4. Approche
par le recours aux traditions juives
5. Quel
est mon regard quand je lis la Bible ?

     Cet article ne souhaite pas prendre position sur toutes les questions qui se posent au sujet de la Bible, mais seulement examiner les méthodes susceptibles de contribuer efficacement à mettre en valeur les richesses contenues dans les textes bibliques et en faciliter la lecture. De cette manière la Parole de Dieu pourra devenir la nourriture et la source spirituelle même de ceux qui hésitent à se lancer dans sa lecture.

  
       'L'interprétation des textes bibliques continue à susciter de nos jours un vif intérêt et elle provoque d'importantes discussions… qui ont pris ces dernières années des dimensions nouvelles…' Ces mots introduisent un document romain d'il y a dix ans qui reste d'actualité et qui nous inspire cet article. Ces 'dimensions nouvelles' dont il parle, - progrès accomplis par les sciences, spécialement les sciences humaines et les méthodes nouvelles d'approche du texte biblique, - aident bien des croyants à mieux comprendre la Bible, mais aussi peuvent troubler la foi du profane dans la vérité de la Bible et risquent de le détourner de sa lecture. Ajoutons ce qui le désoriente encore : les difficultés inhérentes à l'approche de certains textes et à la distance entre ceux-ci et les lecteurs aujourd'hui.
       Nous présenterons différentes méthodes actuelles de recherche. La Parole de Dieu se donne à travers les temps et le langage humain. Elle a été composée et écrite à bien des moments différents de l'histoire et dans des contextes de vie extrêmement divers. Elle ne peut être lue sans en tenir compte. Ensuite nous verrons comment nous situer nous-mêmes, voir clair dans notre propre approche de la Bible et trouver des moyens nouveaux pour la savourer.
       Comme on le voit, le projet est vaste, il n'est pas facile de l'exposer sans nuances !

1. Méthode historico-critique

       Cette recherche est indispensable pour l'étude scientifique des textes anciens. Devant la complexité des textes, la lecture historico-critique conclut à une multiplicité de sources auxquelles a puisé le rédacteur. Elle tente d'identifier le milieu originaire de chaque document par le biais de la forme littéraire ou des autres renseignements que peuvent donner l'archéologie ou l'histoire des peuples d'alentour. Bref, le questionnement historico-critique se centre sur le rôle de l'auteur et du sens premier du texte. Voyons brièvement quelques lignes de force de la recherche.

Les auteurs ?                                                                            Les sources ?
                                    ?     Le texte                      L'archéologie ?                

Les genres littéraires ?                                                               L'époque ?

* La critique textuelle

       Nous n'avons plus le texte original de la Bible mais des copies de copies. Même si les manuscrits que nous possédons sont de loin plus anciens que tous les autres textes de l'antiquité, l'importance de la Bible pour la foi impose la recherche et se veut la plus rigoureuse qui soit. Se basant sur le témoignage des manuscrits les plus anciens et les meilleurs, elle cherche à établir un texte biblique aussi proche que possible de l'original.

* L'analyse linguistique

       Cette analyse utilise les connaissances obtenues grâce aux études de philologie historique (étude de la signification des mots selon les époques; par exemple en français le mot 'devoir' dit autre chose dans l'expression 'un homme de devoir' ou dans la réflexion d'un élève qui travaille le 'devoir' qu'un professeur lui a donné). La recherche s'efforce de discerner des blocs grands ou petits dans le texte : récits ou sommaires, ajouts ou amplifications… d'après, par exemple, certains récits plus ou moins semblables qui font double emploi. Il est possible ainsi d'une part de supposer des sources différentes aux diverses parties et, d'autre part, de déterminer des genres littéraires différents. Un texte de lois, une description de rites liturgiques, un récit, un chant de victoire, un poème, etc… ne se lisent pas de la même manière. Leurs mots ont une autre portée. S'il s'agit d'événements, l'histoire au sens moderne du mot a aussi son mot à dire, ainsi que d'autres sources archéologiques ou non bibliques. Cette sorte de lecture s'apparente aux sciences naturelles qui cherchent les causes, les "pourquoi", l'origine.
       Cette méthode historico-critique si riche se restreint pourtant à la recherche du sens du texte dans les circonstances historiques de sa production et ne s'intéresse pas directement aux autres potentialités de sens, présents par exemple dans ce qui a été ajouté par la suite pour les actualiser. Le texte biblique que nous connaissons est un texte qui a toute une histoire à travers les siècles. Si un prophète par exemple s'adressait à un roi, ce qu'il disait n'a pas le même poids pour les générations suivantes, mais les promesses de Dieu demeurent. Pour qu'elles soient comprises par après, les auteurs les ont transformées, actualisées.

2. Nouvelles méthodes d'analyse littéraire

Une nouvelle étude dans son dynamisme à travers les temps est indispensable. D'abord parce que nous avons dans nos bibles le texte final retenu dans le canon des Ecritures (c'est-à-dire l'ensemble des livres acceptés comme témoin de la foi), et non les diverses sources où il puise. Ensuite parce que la Parole continue son chemin à travers l'histoire et s'enrichit des compréhensions de la Tradition et des recherches nouvelles. Les deux aspects sont complémentaires.
Aucune méthode scientifique de la lecture de la Bible n'est en mesure de correspondre à toute sa richesse. Après s'être intéressés davantage aux auteurs et aux sources des textes, les chercheurs se sont penchés sur le texte lui-même tel qu'il apparaît dans la Bible maintenant. L'ambition de ces recherches littéraires est de découvrir "comment" le récit fait apparaître son sens, par quelles étapes passe le récit. Ces chercheurs pensent que la personne de l'auteur est inaccessible de même que l'originalité exacte des destinataires.

Est-ce que j'ose plonger dans le texte seul ?    Le texte

* L'analyse rhétorique

       La rhétorique est l'art de composer des discours persuasifs. Une lecture attentive de bien des textes fait apparaître les ressources de l'art rhétorique qui leur permet de s'exprimer. Les auteurs bibliques ont évidemment envie de nous convaincre, il n'est pas étonnant qu'ils aient utilisé les moyens mis à leur disposition par les anciens.
       Nous connaissons les théories rhétoriques grecques et romaines. Celles-ci distinguaient l'orateur et son autorité, le discours et son argumentation, enfin l'auditeur et l'émotion suscitée. Une autre rhétorique est nécessaire selon qu'il s'agit d'un tribunal, d'une assemblée populaire ou d'une réunion culturelle.
       Il est donc normal de s'interroger sur les divers éléments du texte quand il s'agit par exemple d'un évangile : il est mis sous l'autorité d'un apôtre, il s'adresse à telle Eglise d'Antioche, de Corinthe ou de Rome…, il s'agit de publics divers : judéo-chrétiens ou païens convertis. Les auteurs ne parlent pas de la même manière à chacun de ces publics. Les auteurs, s'ils sont de culture sémitique, utiliseront souvent la symétrie, le parallélisme… Ceux qui sont de culture grecque utiliseront surtout les arguments, les explications des coutumes juives inconnues de leurs auditeurs, etc… Les auteurs de culture grecque prendront, pour s'exprimer, inspiration dans les écrits grecs ou romains. L'analyse cherche à travers les mots utilisés, les tournures de phrases, les supposés… Quels moyens utilise tel auteur pour devenir persuasif ? Quelle action veut-il exercer sur son auditoire? Que veut-il communiquer ? Autant de questions intéressantes à se poser.
       Il est évident que ces recherches ne sont jamais achevées, d'une part parce qu'il entre toujours une part d'hypothèse dans ce travail, d'autre part parce que les connaissances anthropologiques ne cessent de se développer et d'apporter des nuances aux études précédentes.

* L'analyse narrative

       La plupart des textes bibliques sont des récits. Ils sont héritiers des traditions orales, ils sont la mise par écrit d'enseignements, ils sont témoignages de la foi de leur auteur. La foi chrétienne elle-même s'appuie sur la vie, l'enseignement, la passion, la mort et la résurrection de Jésus. Le credo s'exprime sous forme de récit : 'Dieu, envoie son Fils qui naît, souffre, meurt et ressuscite, monte au ciel et reviendra'. La Bible est tissée de récits.

       
Comment commence le récit ? Comment finit-il ?
Que s'est-il passé entre deux pour que la situation ait changé ?...

        Les recherches bibliques peuvent se baser sur les études de récits qui ont été entreprises ces dernières décennies. Chaque récit comporte une certaine intrigue : il se passe quelque chose qui change ce qu'il y avait au début, un but est atteint ou un échec est survenu. Quelqu'un lance l'action en vue d'un but, d'un gain. Il se charge lui-même de le chercher ou confie la tâche à un autre. Celui-ci rencontre des aides et des opposants. Il passe par des épreuves. La finale dit ce qui est advenu. Discerner ces différents éléments apportent une riche moisson de renseignements et ouvre de nouveaux horizons.
        D'autre part le récit biblique lui-même, par exemple l'évangile, est mis par écrit à la fois pour les auditeurs de telles assemblées de l'Eglise primitive et à la fois pour des lecteurs qui leur succéderont à travers le temps. Pour atteindre les uns et les autres, l'auteur du récit utilise certains moyens qu'il est possible de repérer. Pour eux tous, il est devenu témoin de la foi. Il ne raconte pas seulement pour faire connaître l'histoire du salut, mais pour que ce salut advienne pour ceux qui l'entendront ou le liront.

* L'analyse sémiotique

       L'analyse sémiotique ou sémantique repose sur trois présupposés principaux : 'l'immanence', chaque texte forme un tout de signification, il est possible de le scruter pour découvrir le sens; 'la structure de sens', le texte est composé d'une série de relations ou d'oppositions des mots les uns aux autres, ou des personnages les uns aux autres, le sens se construit de ces relations; enfin il y a une 'grammaire du texte' selon la place des mots, les conjonctions ou les mots qui servent de support à la nervure du texte, les mots mis en relief, les rappels … D'après la place et le genre de mots utilisés, le sens peut changer du tout au tout et suggérer un message sans le dire directement.
       Un des grands avantages de cette sorte d'approche, c'est qu'elle peut être utilisée à divers niveaux de profondeur ou d'avancée, si ceux qui l'emploient sont ou non spécialistes. L'analyse sémiotique, si elle ne se surcharge pas trop, permet aux lecteurs même non spécialisés qui l'utilisent d'entrer dans le texte, d'en découvrir les nervures, de donner la parole au sujet de ce qui est découvert, de s'approprier le texte avec plus de vérité. Elle peut être très riche à employer en groupe même non spécialisé, avec un animateur qui s'y connaît.

       Aucune approche biblique ne peut se targuer d'avoir découvert la vérité entière. Chacune peut apporter sa pierre à la construction, mais, comme le dit Levinas, un texte biblique n'a jamais fini de parler.
       Aux approches historico-critiques, ou littéraires, nous pouvons ajouter diverses autres tentatives actuelles.

3. Approches existentielles du texte et de ses effets

       Les exégètes de cette tendance s'intéressent surtout aux rapports entre le texte et les lecteurs. Ces rapports agissent dans les deux sens. Tant au moment de la production du texte qu'au moment où un lecteur s'en saisit.


Quels rapports le texte génère-t-il avec le lecteur ?

        Ce rapport a varié au long des siècles. Leur étude permet d'évaluer l'importance de la Tradition pour éclairer le sens qu'ont pris les textes bibliques à travers les diverses époques et les différents milieux.
       La Bible s'enrichit ainsi sans cesse de significations nouvelles. Nous pourrions dire que la Parole de Dieu est comme une semence qui devient un grand arbre et porte de nouveaux fruits à chaque saison. Avec la différence qu'un arbre porte toujours les mêmes fruits ! Et si la Parole était la sève de l'arbre que nous formons tous, et que cet arbre portait des fruits différents à travers les diverses branches greffées sur lui ? N'est-ce pas l'image de la greffe qu'utilisait Paul dans la lettre aux Romains (Ro 11), et qui expliquerait les fruits différents de sens que porte la Parole pour la communauté juive et la communauté chrétienne ?
Les sciences humaines se sont fortement développées au 20e s. : sociologie, anthropologie, psychologie. Formés à telles disciplines, les chercheurs ne peuvent s'empêcher d'interpréter ce qu'ils lisent à la lumière des sciences qui les nourrissent et enrichissent leurs études.

* Approche sociologique

       Tout texte est écrit pour un lecteur, un public. Il est produit dans une société donnée, telle qu'elle est au moment de sa production. La société a laissé sa marque sur le texte. L'étude critique de la Bible s'est enrichie de la connaissance des comportements dans la société à chaque époque selon les conditions sociales et économiques. Bien sûr ces connaissances sont fragmentaires. La difficulté provient que l'on ne peut penser les anciennes sociétés à l'instar des nôtres ! Les découvertes des enjeux sociaux transforment profondément sa lecture aujourd'hui.


Ce texte sert à quoi ? Propagande politique ? Opposition ?
De quelles organisations sociales témoigne-t-il ?

* Approches psychologiques

       Les recherches psychologiques actuelles suscitent de nouvelles interprétations des textes anciens. Quelqu'un qui est habitué à la psychologie "entend" autre chose dans le texte, un peu comme il "entend" à travers les mots d'un autre ce qui est en jeu à l'intérieur de lui. Le langage symbolique de la Bible "dit" plus que nous ne le pensons habituellement. Bien sûr une psychologie athée ne pourrait pas entendre dans la Bible une parole de foi, car il n'y a pas accès.

Exemple :


Que dit le texte ? Que disent les personnages ?

Dans la Saga des patriarches, tout commence par un couple dont le second enfant s'appelle "Abel, fumée" et se termine par une fratrie renouvelée par le pardon d'un frère qui a été vendu 'Joseph". Toute une histoire psychologique à travers les générations. Cela ne veut-il rien dire ? Le texte agit sur le lecteur à son insu.

* Approches contextuelles : deux exemples

       L'interprétation d'un texte, la lecture de la Bible, sont toujours dépendantes de la mentalité et des préoccupations des lecteurs. Ceux-ci entendent en eux un écho libérateur de leur situation de vie.

L'approche de la théologie de la libération
       Elle est influencée par les besoins des peuples opprimés ou réduits à la misère et qui cherchent dans la Bible la nourriture de leur foi et de leur vie. Dieu est présent à l'histoire de son peuple pour le sauver. Il est le Dieu des pauvres qui ne peut tolérer l'oppression ni l'injustice. Nul ne peut empêcher un croyant de lire la Bible à partir de sa situation actuelle et de découvrir ce qui, dans le texte, soutient son espérance. Le combat libérateur fait apparaître des sens qui ne se découvrent que lorsque les textes sont lus dans ce contexte de solidarité effective. L'exégète se met à l'écoute du peuple de la base pour entendre les échos que le texte y fait résonner et les questions qui se posent pour lui. Cette lecture privilégie les textes narratifs et prophétiques.
        Comme l'analyse des situations actuelles et bibliques se base souvent sur les analyses taxées 'matérialistes', cette lecture très riche est suspectée par certains. Elle le serait à bon droit dans la mesure où elle affirmerait que la lecture ainsi faite est la seule vraie lecture. Mais l'on peut dire la même chose de toute lecture biblique.

L'approche féministe

       Elle est une lecture inspirée par les mouvements féministes actuels. La Bible jusqu'à ces derniers temps n'a été interprétée que par des chercheurs masculins. La lecture féministe n'a pas élaboré des méthodes nouvelles, elle se sert des méthodes courantes mais y ajoute des critères d'investigation. Une étude réalisée par des femmes est riche d'une autre expérience et entend, comme la lecture libérationiste, d'autres échos dans la Parole de Dieu. Elle met en lumière tout ce qui est en faveur de la libération de la femme et de ses droits. Elle fait observer l'aspect patriarcal des textes certes, mais elle souligne aussi l'importance des figures féminines de la Bible, la place des femmes par exemple dans les premières communautés chrétiennes, place occultée par une pratique masculine de la lecture.

4. Approche par le recours aux traditions juives

       Des études récentes et les découvertes de Qûmran ont mis en relief la complexité du monde juif en Israël et dans la diaspora aux siècles qui entourent la naissance du christianisme. Nous avons des témoins de l'interprétation des Ecritures à cette époque. D'abord la traduction de la Bible en grec, appelée la Septante. Ensuite les Targumim araméens, qui traduisent le texte en l'expliquant. Ensuite encore les recherches de sens des communautés juives, auxquelles le Talmud fait écho et qui se continuent jusqu'à aujourd'hui. Origène ou Jérôme, et bien d'autres après eux jusqu'à maintenant, se sont mis à l'école des savants juifs pour comprendre la Bible. Les recherches juives sont d'une valeur inestimable. Jésus est juif et marqué par la tradition de son peuple.
       Pourtant le cadre d'ensemble des communautés juives et chrétiennes est devenu très différent. La différence fondamentale est la foi au Christ. Pour Paul, comme il le dit dans la seconde lettre aux Corinthiens, lorsqu'on se convertit au Christ, c'est comme un voile qui tombe et on lit autrement le Premier Testament (2 Co 3,16), c'est-à-dire que la vie du Christ nous permet de découvrir les nouveaux fruits poussés sur l'arbre d'Israël.

5. Quel est mon regard quand je lis la Bible ?

       Depuis les temps patristiques, certains auteurs, comme Origène, Jérôme ou Augustin, relèvent que plusieurs regards sont possibles sur un texte biblique. Chacun oriente vers un sens différent : le sens littéral lit le texte tel qu'il est écrit sans aller au delà des mots, le sens spirituel en cherche la valeur pour la foi, le sens allégorique en écoute les images, la recherche des allusions est ouverte sur d'autres passages de la Bible ou d'autres réalités, le sens christologique découvre dans le Premier Testament les personnages ou les situations qui présagent le Christ ou les promesses qui en annoncent la venue …
       Je puis lire la Bible ou les livres qui en parlent soit pour étudier le texte, soit pour partager cette étude avec d'autres, soit pour le prier, soit pour y approfondir ma foi, soit encore dans une assemblée liturgique ou un groupe de catéchèse. Je dois être au clair sur ce que j'attends et prendre les moyens en vue de ce but. Mais aussi ne pas attendre de tel ou tel auteur actuel ce qu'il n'entend pas donner : une étude d'exégèse n'a pas pour but premier d'aider à la prière. Mais elle est indispensable pour ne pas errer dans un sens fou de la Parole de Dieu.