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Beaucoup demandent : l'espérance est-elle
encore possible dans notre monde ?
- La
Parole de la Bible apporte un message valable pour tous les temps. Si
vous la laissez résonner envous, elle s'actualise, elle dit quelque
chose pour aujourd'hui. Une espérance aujourd'hui ? Les premiers livres
de la Bible ne disent rien des dangers que vous connaissez au XXIe siècle.
Mais ils contiennent des récits qui parlent de l'espérance possible.
Prenons l'histoire de Joseph
dans la Genèse. Un petit gars du genre gâté par son père Jacob. Son
espérance ? Il la livre avec son
imaginaire, ses rêves : tout va lui sourire, ses frères (il
en a 11) et même son père, vont s'incliner devant lui, tellement il
deviendra important ! De telles idées ne le préparent pas pour la vie!
Ses frères le jalousent et même se mettent à le haïr. Un jour l'occasion
leur est donnée de le saisir, de le vendre comme esclave à des marchands
qui passent, tout en faisant croire à leur père qu'il
a été dévoré par une bête sauvage. On est loin des rêves de Joseph!
Les marchands le revendent en Egypte. Et le petit gars dans tout
cela? La déprime, la vengeance ? Eh bien non, il se met si bien à l'ouvrage
que son maître lui confie peu à peu toute sa maison. Hélas ! la patronne
s'éprend de lui et, comme il se refuse à elle par fidélité à son maître,
il est calomnié et jeté en prison.
Cette fois, c'est fini? Eh bien
non, il se remet avec coeur à l'ouvrage, si bien qu'il gagne la confiance
du chef de la prison qui lui confie des tâches importantes. Il aide
un homme considérable tombé en disgrâce et espère que, réconcilié
avec le grand Pharaon, cet homme se souviendra de lui, le Joseph toujours
prisonnier.
Dans un premier temps, il est une
fois de plus oublié... Par un coup de chance, comme Pharaon fait des
rêves qui l'étonnent, le dignitaire se souvient du prisonnier
et le fait appeler. Les rêves ? Joseph connaît ça, lui qui rêvait tant
et a maintenant un peu plus d'expérience. Le rêve de Pharaon, dit Joseph,
est prémonitoire de sept années d'abondance suivies de sept années de
sécheresse et de famine. "Puisque tu es si intelligent, lui dit Pharaon,
je te confie l'affaire. Arrange-toi". Au lieu de s'en gonfler, Joseph
se met encore une fois à la tâche. Vous pouvez lire la fin de l'histoire
(Gn 37 à 50).
Joseph,
qui a toujours gardé espérance, la conclusion l'exprime bien (Gn
45,5)
:
Dieu
est capable de tirer le bien du mal, même si celui-ci à un moment paraît
insurmontable. Ce beau roman est rempli de courage et d'espérance.
retour : espérance patriarche
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