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Oui, nous pouvons demander à
Dieu. Mais pas n'importe quoi, ni n'importe comment.
Dans les premiers livres
de la Bible, les hommes font confiance à Dieu. Mais nous ne les
voyons pas demander n'importe quoi à Dieu. Ce qu'ils demandent
est au milieu d'une relation avec Dieu. Dieu, de son côté,
peut leur demander beaucoup, et ils l'acceptent. La relation de Dieu avec
les patriarches et avec Moïse est très forte.
Abraham
a prié le Seigneur pour la ville de Sodome, dont la méchanceté faisait
crier les gens vers Dieu. Moïse
a prié le Seigneur de pardonner à son peuple. Dieu l'a écouté.
Le Seigneur a remis le monde entre les mains
humaines, comme le dit le grand récit au début de la Genèse.
Le Seigneur est à la source de la vie. Il est avec nous, son souhait
est le bonheur.
Nous découvrons dans les premiers
livres bibliques que prier Dieu, lui exprimer nos demandes, dépend
de la relation que nous avons avec lui. Le peuple de Dieu désire
la protection de Dieu; mais Dieu n'entend pas être pris pour un
magicien. C'est pourquoi les récits, remplis de merveilleux, adjoignent
sans cesse aux dons de Dieu des lois qui introduisent à une juste
relation avec lui. Quand le peuple a pu boire de l'eau redevenue saine,
le texte ajoute une loi (Ex 15,25-26).
Nous voyons aussi dans le chapitre 16 de
l'Exode. Quand le peuple a faim il prei Dieu de lui donner à manger,
mais des limites sont aussitôt exprimées pour que le peuple
comprenne qu'il a sa part à donner dans l'oeuvre de la création
: Dieu ne fait rien sans nous. (Ex 16,4). De plus, la manne n'est pas
tombée du ciel mais elle est sans doute une secrétion de
plantes du désert. Quand le peuple réclame de la viande,
c'est un vol de cailles qui s'abat sur le camp.
Dieu n'est ni un magicien dont on se souvient
quand on en a besoin, ni une machine à sous qui donne les choses
que nous souhaitons en mettant une prière dans la fente de la machine.
Quand nous sommes dans la difficulté,
la peine, souvent nous prions Dieu, même si en d'autres temps nous
ne pensons pas à lui, parce qu'au fond de nous-mêmes nous
savons qu'il est bon. C'est un peu dommage, ne trouvez-vous pas, de faire
de Dieu un bouche-trou de nos impossibilités!
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demande ou au patriarche
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