Le roi répond :
Dans les livres des rois, le mal est partout présent.   Peut-on aussi y lire un chemin pour en sortir ? Que disent ces livres ?
 

Dieu n'est jamais ami du mal. Il nous a donné sa loi de vie pour sortir du mal.

C'est vrai, les livres des rois sont comme une fenêtre ouverte sur la politique, les guerres, les rivalités, l'ambition des chefs de ce temps. C'est la même réalité que celle que nous connaissons encore maintenant.
     Pourtant certains épisodes nous donnent à penser. D'abord que le mal n'est pas accepté par la Bible. Elle l'appelle l'idolâtrie. Nous croyons quelquefois que l'idolâtrie, c'est le fait de quelqu'un qui se trompe de Dieu et l'appelle autrement. S'il est vrai qu'il y a un autre nom pour dieu, celui-ci représente une autre image de Dieu, une trahison vis-à-vis du Dieu de l'Alliance. L'idolâtrie, c'est en fait l'homme qui projette au ciel un dieu qui lui ressemble, méchant à ses heures; ce qu'on espère de lui est est le pouvoir, la richesse, la fertilité. Dans la religion du Baal, par exemple, on suppose que le dieu doit être apaisé par des sacrifices humains, comme on doit donner un tribut aux puissants de la terre pour avoir leur protection!. L'être humain est comme dépossédé de la grandeur de sa liberté, de son travail, de sa créativité par le caprice possible du dieu. Se tromper à ce point sur Dieu, vouloir se servir de lui au lieu d'entrer dans son alliance comme partenaire, voilà ce que les livres des rois reprochent aux rois. Leurs conseillers prophètes appelleront ce mal l'adultère vis-à-vis de Dieu; ils reprochent violemment à certains rois d'avoir immolé leur fils pour obtenir la victoire à la guerre.
 Nous trouvons un autre épisode étonnant et intéressant. Il s'agit d'une guerre avec les Philistins. Ceux-ci semblent décidés et forts. Dans un premier temps, ils l'emportent sur les armées des Israélites. Alors ceux-ci font venir dans leur camp 'l'arche de l'alliance', qui est un objet sacré. Ils se disent : "Si nous la mettons au milieu de nous, elle nous sauvera de nos ennemis". C'est un acte superstitieux. Dieu n'est pas un objet, Dieu n'est pas un remède à la carence humaine. Il n'est pas au service des causes humaines. Les Israélites en font l'expérience car ils sont vaincus dans le combat (1 Samuel chapitre 4). C'est instructif de trouver ce texte dans la Bible.
      Nous ne savons pas toujours très bien discerner ce qui est historique ou symbolique dans tous ces récits. Nous appelons les livres de Samuel et des Rois des 'livres historiques'. La Bible hébraïque appelle ces livres,'les prophètes antérieurs', c'est dire qu'ils sont devenus comme des récits prophétiques, symboliques de la réalité spirituelle. A travers eux, nous voyons Dieu réprouver l'ambition, le mépris des petits, la corruption de ceux qui sont en place : par exemple les fils du prêtre Héli qui prenaient les meilleurs morceaux des sacrifices et menaçaient ceux qui voulaient s'opposer à eux.
Pour sortir du mal, Dieu nous a donné sa loi de respect et d'amour, de fidélité des autres et de lui.         RETOUR:     roi          malsouffrance