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Histoires
de femmes dans la Bible!
Dans
le Premier Testament, nous savons peu de choses sur les relations
des femmes avec Dieu. Je sais seulement que les prophètes comparent
le peuple de Dieu à une épouse que Dieu aime passionnément.
Mais souvent cette comparaison intervient dans un contexte de reproche
au peuple qui s'est détourné de Dieu, pour s'attacher à
des idoles qui lui plaisent davantage, car leurs adeptes lui promettent
des richesses, du pouvoir et une fécondité extrême.
Ce que les prophètes appellent un adultère vis-à-vis
de Dieu.
Mais il y a une histoire peu
connue, celle d'Agar. Agar était l'esclave de Sarah, la
femme d'Abraham. Comme Sarah n'avait pas d'enfant, elle a donné
sa servante à son mari pour qu'un enfant naisse dans la maison
et qu'il soit considéré comme le fils du couple. C'était
une coutume, paraît-il. L'esclave, attendant un enfant, s'est mise
à regarder de haut la pauvre Sarah. Celle-ci est devenue jalouse
et a commencé à maltraiter sa servante, qui s'est enfuie...
Alors Dieu (le texte dit "l'ange de Dieu" pour désigner
Dieu) l'a "rencontrée". Il lui a parlé doucement,
il lui a dit qu'il avait vu son désespoir. Dieu lui fait de grandes
promesses. Cela se passait auprès d'une source. Agar est la première
femme à avoir "vu" Dieu, après avoir été
vue par Lui. Elle a appelé la source "Dieu me voit".
Elle est aussi la première femme à qui Dieu promet l'avenir
de son fils. "Tu seras enceinte et tu enfanteras un fils, tu lui
donneras le nom d'Ismaël" (Gn 16,11).
Agar
n'avait plus peur de Dieu. Dieu lui a demandé
de retourner vers Sarah (Gn
16,7-15).
Cependant, après un temps,
Sarah a quand même eu un fils. Elle avait gardé sa rancoeur
en elle et a demandé à Abraham de chasser l'esclave et l'enfant.
Agar est donc partie. Elle s'est enfuie dans le désert, a laissé
son enfant sous un buisson pour ne pas le voir mourir. Elle s'est mise
à pleurer. Dieu entendit ses pleurs et les cris de l'enfant. L'ange
du Seigneur vint promettre un brillant avenir à l'enfant. Ses paroles
étaient d'abord "Ne crains pas...", les mêmes
paroles que Marie a entendues à l'Annonciation. Dieu a rassuré
Agar. Dieu n'est pas pour elle un Dieu de crainte.
Nous pourrions lire dans ce sens
plusieurs autres récits de la Bible où on voit Dieu dire
: "Ne crains pas".
Dans le Nouveau Testament,
nous découvrons toute une série de femmes dont la relation
avec Jésus, et donc à travers lui avec Dieu, est vraiment
étonnante de simplicité, de confiance, de foi. Lisons seulement
l'épisode de la femme
syro-phénicienne, dont on ignore le nom (Marc
7,24-30; Mt 15,21-28). Jésus se trouvait en terre païenne,
voulant se reposer, un peu à l'écart, avec ses disciples.
Les païens étaient appelés "chiens" par les
Juifs et Jésus semblait ne venir que pour les enfants perdus d'Israël.
Une femme syro-phénicienne arrive et lui demande de chasser le
démon qui rendait sa fille malade. Jésus d'abord la rabroue
: "Laisse d'abord les enfants se rassasier, car ce n'est bien
de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens".
Elle lui répondit : "C'est vrai, Seigneur, mais les petits
chiens sous la table mangent les miettes des enfants". A cause
de cette parole, Jésus, émerveillé de sa foi, guérit
son enfant (Marc 7,24-31). Matthieu raconte aussi
cette histoire et il ajoute que Jésus a dit à la femme :
"Femme, ta foi est grande, qu'il t'arrive comme tu le veux"
(Matthieu 15, 28). Comme elle est belle cette femme,
elle ne s'insurge pas de la réponse de Jésus qui la rabroue,
- même si les mots employés adoucissent ses paroles : "petits
chiens", - mais elle trouve les mots qui touchent son coeur et mérite
son admiration.
Elle n'a pas eu peur de venir près de Jésus
et de le supplier pour sa petite fille.
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