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Le Nouveau Testament nous parle du mal
et de la souffrrance
La première chose que l'Evangile
nous dit de Jésus, c'est qu'il vient pour les pauvres, pour ceux
qui souffrent, pour les prisonniers, les malades, afin qu'ils recouvrent
la liberté, la santé, le bonheur (Lc 4, 16-21).
Les récits de guérison, de vie retrouvée, de mal
chassé, sont multiples. Dans son enseignement aussi, Jésus
parle de ceux qui souffrent. Il leur promet le bonheur quand le Royaume
de Dieu s'accomplira (Mt 5,3-12). "Soyez
heureux vous les pauvres, car le Royaume des cieux est à vous!".
Jésus lutte contre la souffrance. Elle n'est jamais un but
Jésus
sait que Dieu entend le cri de ceux qui souffrent. Par exemple dans la
parabole de la veuve qui demandait à un juge inique de lui faire
justice (Lc 18,1-8).
Mais il ne supporte
pas le mal, surtout quand le mal se pare d'excuses religieuses et spolie
les pauvres sans défense (Mt
12 et 23)
Cependant, Jésus
accueille personnellement ceux qui ont fait le mal et son appel change
souvent leur coeur. Par exemple quand Jésus s'invite chez Zachée,
un collaborateur de l'occupant romain, qui souvent volait les gens par
des taxes trop grandes (Lc
19,1-10). Car Jésus "vient pour
sauver ce qui était perdu". Il refuse d'enfermer quelqu'un
dans le mal qu'il a commis, il espère toujours qu'un changement
sera possible (par exemple la rencontre avec la
femme adultère, Jean
8,1-11). "Jésus ne rougit pas
de nous appeler tous ses frères", qui que nous soyons
(He 2,.11b).
Jésus
n'a pas changé toute la souffrance, il n'a pas supprimé
le mal. Il n'est pas un héros qui viendrait se substituer à
nous pour nous empêcher d'être libres. Il fait confiance en
un changement possible. Il ruse d'amour comme le disait le prophète
Osée : 'Je vais la séduire
et parler à son coeur" (Os 2,16)..
Quand Jésus
envoie ses apôtres, il leur dit :"Guérissez les malades,
réveillez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons...
que la paix vienne sur la maison qui vous accueille..."
(Mt 10,8.12).
Quand
la souffrance est là, comme dans toute vie, Jésus n'a pas
voulu y échapper car ses frères et soeurs en humanité
ne pouvaient pas non plus y échapper : "Il devait devenir
en tout semblable à ses frères afin d'être un grand
prêtre compatissant et digne de confiance dans le service de Dieu...Du
fait qu'il a souffert lui-même quand il a été mis
à l'épreuve, il peut secourir ceux qui souffrent"
(He 2,17.18).
Dans l'oppression qu'on lui fait subir, il ne répond pas au mal
par la violence ou la révolte. "Il a appris par la souffrance
ce que c'est qu'obéir" dit la lettre aux Hébreux
(He 5,5), c'est-à-dire vivre en restant fidèle
à la volonté de Dieu à travers tout. Il nous donne
des consignes qui ne sont possibles à suivre que si l'on aime vraiment
:"Si on te frappe sur une joue, présente l'autre"
(Mt 6,39). Puisqu'il venait pour nous aimer, pour
nous arracher au mal, pour vivre avec nous une vie d'homme sans tricher,
il ne pouvait vraiment pas répondre par la violence ou la haine.
On ne chasse pas le mal par le mal. Comme le dit Paul : "Ne te
laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien"
(Ro,12,21). C'est bien là la clé de
l'attitude de Jésus et celle qu'il nous demande.
La lettre aux
Hébreux encore nous conseille :"Rejetons tout fardeau et
le péché qui nous assiège si facilement; courons
avec persévérance l'épreuve qui nous est proposée,
les yeux fixés sur Jésus, qui est le premier de la foi et
qui la porte à son achèvement... Considérez celui
qui a enduré une telle opposition de la part des mauvais, pour
que vous ne vous lassiez pas par découragement. Vous n'avez pas
encore lutté jusqu'au sang dans la lutte contre le mal"
(He 12,1-2.3-4).
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