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Le
message du Nouveau Testament est avant tout un message
d'espérance, de bonheur, de joie.
Dès
le ch. 5 de l'évangile de Matthieu, Jésus prononce ce qu'on appelle
les béatitudes : " Heureux ceux qui ont un coeur de pauvre, car le
Royaume de Dieu leur appartient... Heureux ceux qui pleurent : ils seront
consolés... " Jésus ne dit pas heureux d'être pauvres et de pleurer
! Dans la vie de Jésus, il n'y a nul amour de la souffrance. Au contraire,
Jésus a toujours combattu la souffrance. "Heureux", en hébreu, en araméen
(la langue
de Jésus), est un mot dynamique : "debout ! courage ! en marche
!" Comme si l'on disait à quelqu'un en difficulté : "Courage, je viens
t'aider". C'est l'espérance d'un bonheur inespéré. Luc disait dans
son évangile : "Heureux les pauvres... ". Matthieu nuance : "ceux
qui ont un coeur de pauvre...", et le sens en est un peu différent
: pour recevoir Dieu, notre coeur doit être vide. Les béatitudes sont
très riches de sens. Ces textes sont remplis d'espoir.
Le but de Dieu dans l'aventure du monde,
c'est la vie, le bonheur; la force qu'il met en nous, c'est là que nous
pouvons puiser. 'Plus' est en nous. Nous entendons Jésus : " Je
vous le dis, vous allez gémir et vous lamenter, tandis que le monde se
réjouira. Mais votre souffrance se changera en joie. Ce sera comme les
douleurs de l'enfantement. Et lorsque l'enfant est né, la femme ne se
souvient plus de son accablement, dans la joie d'avoir mis un homme au
monde. C'est ainsi pour vous... Mais je vous verrai à nouveau, votre coeur
se réjouira et cette joie, nul ne pourra vous la ravir "
(Jn 16,20-22). Cette
image de l'enfantement est presque toujours, dans la Bible, une image
d'une immense espérance à travers ce qui va mal. Paul dira aussi : " La
création tout entière gémit maintenant encore dans les douleurs de l'enfantement.
Elle n'est pas la seule : nous aussi, qui possédons les prémices de l'Esprit,
nous gémissons intérieurement, attendant l'adoption, la délivrance pour
notre corps. " (Rm
8,22-23).
La vie est souvent difficile; mais, si nous tenons bon, elle enfante un
monde nouveau.
Paul utilise souvent le mot espérance : "L'espérance
ne trompe pas" (Ro 5,5). "Ne
vous affligez pas comme ceux qui n'ont pas d'espérance..."
dit Paul dans le tout premier texte que nous connaissons du Nouveau Testament
(1 Thes 4,13),
dans ses lettres, mutiplie les mots d'espérance. Je ne puis tout
rappeler. (Les
'notes' de beaucoup de bibles donnent des références multiples).
Citons de mémoire : "L'espérance ne trompe
pas..." (Ro
5,5).(voir
aussi) "Tout cela a été écrit
pour que nous gardions l'espérance... Que le Dieu de l'espérance
vous remplisse de joie!" (Ro
15,4.13). Certains textes sont d'une force extrême
: "Oui, j'en ai l'assurance : ni la mort, ni la vie, ni les anges
ni les puissances, ni le présent, ni l'avenir, ni les forces obscures,
ni celles des hauteurs, ni celles des profondeurs, ni aucune créature,
rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui s'est montré
dans le Christ Jésus, notre Seigneur" (Ro
8,38-39).
Dans
cette vie, gardons espérance, car Jésus a dit : "Je
suis avec vous jusqu'à la fin des temps" (Mt 28,20). C'est
ce que promettait Isaïe en nommant le sauveur attentu "Emmanuel",
c'est-à-dire "Dieu avec nous" (Is 7,14). Et l'Apocalypse
le redit :"Dieu aura sa demeure parmi les hommes, ils seront son
peuple et, Dieu sera 'Dieu avec eux'. Il n'y aura plus de peine, plus
de cris, plus de deuil, plus de mort car l'ancien monde s'en est allé,
un nouveau monde est déjà né".( Ap 19,3;
2 Co 5,17).
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