Pourriez-vous m'expliquer la parabole de la brebis perdue ?

 
   
L'apôtre répond :

Quand quelqu'un fait des bêtises au point de se perdre lui-même,
disons-nous : "C'est lui qui l'a voulu! Tant pis!"? Ou bien ? "Comment le sauver" ?
Et Dieu qu'en pense-t-il ?

- Matthieu et Luc racontent la parabole de la brebis perdue. Toute les deux nous montrent jusqu'où va l'amour de Dieu : il va chercher celui qui s'est écarté au lieu de le rejeter. Pourtant, il y a des différences entre les deux récits. Quand Matthieu parle de la brebis, il s'agit des petits dans la communauté, les enfants, mais aussi les faibles, ceux qu'on regarde de haut parce qu'ils n'ont pas de responsabilités par exemple, ceux qui risquent de se scandaliser à cause de l'attitude des grands. Pour Luc, il s'agit de répondre aux "pharisiens", qui se croient justes et méprisent les "pécheurs"et ne croient pas au pardon de Dieu pour eux. Donc la parabole de Jésus est adaptée par les évangélistes à des communautés différentes. (voir certaines notes dans les Bibles).
       L'évangile ne nous est pas raconté pour critiquer les pharisiens du temps de Jésus mais d'abord et avant tout pour nous dire, à nous, "qui est Dieu". Dans la parabole de la brebis perdue, Dieu est celui qui cherche la brebis, qui est prêt à tout abandonner pour ne perdre personne. Il est aussi celui qui nous invite à nous réjouir pour un seul de nos frères ou sœurs qui revient vers Dieu. D'ailleurs, Luc va raconter ensuite la parabole du père et du fils prodigue et du fils aîné jaloux. Qui est Dieu ? Il est celui qui nous aime tous, qui que nous soyons, dont le pardon n'a pas de limite. Il cherche à nous dire son amour et il attend notre amour.
       Mais alors nous nous demandons : si Dieu est comme cela vraiment, qui sommes-nous dans la parabole de la brebis perdue ? Personne ne peut répondre à notre place. Nous sommes quelquefois la brebis perdue, quand nous faisons le mal et nous éloignons de Dieu. Nous sommes quelquefois du côté de Dieu, en désirant aimer comme Dieu aime et chercher nos frères et sœurs, plutôt que les rejeter parce qu'ils agissent de telle ou telle manière. Ce que nous avons à faire dépend du regard que nous portons vers Dieu, et si nous avons compris qui il est. Le Seigneur, par les paraboles de Jésus, nous demande non pas d'abord de "faire ou ne pas faire" mais de découvrir qu'il nous aime formidablement et cela change tout dans notre vie et dans la façon dont nous regardons les autres.
RETOUR