Huit conseils pour faciliter la lecture personnelle de la Bible

Y a-t-il une méthode pour faciliter la lecture et la compréhension de la Bible? Comment la lire pour en retenir l'essentiel? Telles sont les questions les plus souvent adressées aux pasteurs, anciens et responsables d'église. Ces questions sont naturelles de la part de ceux qui ne sont pas encore familiarisés avec la Bible.

Avant d'y répondre, il faut ici rappeler que si de prime abord la Bible vous paraît un livre compliqué, c'est que son contenu ne peut, d'aucune manière, être comparé à celui d'un autre livre.

La Bible est la Parole de Dieu. Elle renferme 66 livres écrits au cours de 15 siècles par des hommes qui ont tous été inspirés du Saint-Esprit. Dieu nous l'a donnée pour que nous puissions connaître Ses intentions à notre endroit.

La Bible s'exprime dans le langage des temps où elle fut écrite. Elle ne camoufle pas les faiblesses des hommes qui participèrent à sa formation. De tous les livres, elle est le plus réaliste.

Elle dénonce le péché, l'amène au plein jour et le condamne. C'est pourquoi nous y trouvons des récits choquants. Ceux-ci sont autant de miroirs réfléchissant les passions qui sommeillent en nous. Elle nous révèle à la fois un Dieu saint, juste, qui ne tient pas le coupable pour innocent, mais qui ne cesse de l'aimer et qui désire son salut. Elle se présente à nous comme une parole de vérité, de lumière, de sanctification et de joie. Elle nous révèle Jésus-Christ, le seul Sauveur.

Comment pouvons-nous savoir qu'il y a réellement un Dieu ?

L'idée d'un Dieu est une pierre d'achoppement pour beaucoup. Ceci est dû à la tentative faite par un être fini pour comprendre l'infini. Nous avons un commencement et nous ne pouvons concevoir un être qui n'ait pas un commencement.
Il est dit dans la Bible: "
Chaque maison est construite par quelqu'un; mais Celui qui a construit toutes choses, c'est Dieu" (Hé. 3:4). Selon cet argument, là où il y a un dessin, il doit y avoir un dessinateur. Un tel raisonnement est en parfaite harmonie avec tous les faits et tous les principes acceptés par la science. Par contre, la négation de Dieu implique ou bien que la matière a toujours existé ou bien qu'elle provient du néant. Cela comporte une introduction de force là où il n'y avait pas de force. Cela comporte le développement de la matière en substance vivante, de l'inanimé en animé. Cela comporte le développement de l'intelligence à partir du non intelligent. Tout cela ne saurait être admis par la raison. Nous pensons au contraire que celui qui crée doit être plus grand que sa création et que tout être créé doit être soutenu dans l'existence, ainsi que l'apprend celui qui conduit une auto pendant un long voyage.
Significatif aussi est le fait qu'il y a dans l'univers une loi de détérioration. Même l'être humain, malgré sa complexité et ses pouvoirs de développement et de reproduction, aboutit à une fin et se transforme en poussière.
En résumé, Dieu est révélé par Ses œuvres. Le Psaume 19:1 nous dit: "
Les cieux proclament la gloire de Dieu et l'étendue manifeste l'oeuvre de ses mains". Il est aussi révélé dans la Bible, manifestation de Son Esprit et de Sa volonté, et plus parfaitement encore dans la personne de Son Fils, le Seigneur Jésus-Christ.

L'usage de la langue

Ce qui sort de la bouche montre ce qui est dans le cœur

La Bible nous apprend beaucoup de choses en ce qui concerne l'usage de la langue, des lèvres, de la bouche, des paroles et du langage. Dieu a créé l'homme à Son image. Il a rendu l'homme capable de parler et de s'exprimer d'une manière compréhensible, par des phrases et des concepts. Lorsque Dieu donna à l'homme la faculté de parler, Il lui transmit quelque chose de Sa propre autorité et de Sa capacité créative. Ce fut la Parole de Dieu qui appela à la vie toute la création (Ps. 33:6 et Hé. 11:3). La force qui réside en la parole a de grandes conséquences en ce qui concerne notre comportement. Il est bon de réfléchir à ce sujet.
L'épître de Jacques dit beaucoup de choses sur la langue. Examinons le verset 26 du chapitre premier: "
Si quelqu'un croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son cœur, la religion de cet homme est vaine". Autrement dit: "Si tu ne maîtrises pas ta langue, ta religion, ton culte, ta profession de foi, n'a pas de valeur". Identifions sept sujets à problèmes concrets, pour offrir ensuite l'aide appropriée.

1. Trop de paroles

"Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher, mais celui qui retient ses lèvres est un homme prudent" (Pr. 10:19 cf. Ec. 5:2). Celui qui parle beaucoup révèle qui il est, car " la voix de l'insensé se fait entendre dans la multitude des paroles".
Jésus dit: "
Car c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle" (Mt.12:34). Une langue qui ne s'arrête pas montre un cœur sans repos. Un homme qui ne peut jamais rester tranquille n'a pas de tranquillité intérieure, même s'il parle beaucoup de la paix et de la joie. Il montre sa continuelle agitation intérieure par ce qui sort sans cesse de sa bouche.

2. Paroles inutiles

Jésus dit: " au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu'ils auront proférée" (Mt.12:36). Dans le Sermon sur la Montagne, Il dit: "Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu'on y ajoute vient du malin" (Mt. 5:37). Là aussi, il est mis en lumière que Dieu accorde beaucoup de valeur à nos paroles. Nos paroles doivent être sincères et édifiantes.

3. Commérages et médisance

Les commérages et la médisance sont des choses néfastes. C'est une question sérieuse qui n'est pas à prendre à la légère sous le prétexte que tout le monde ou presque le fait. C'est le danger que nous courons tous.
A ce propos, la Bible est claire: "
Tu ne répandras point de calomnies parmi ton peuple. Tu ne t'élèveras point contre le sang de ton prochain" (Lé. 19:16 cf. Pr. 18:8).
Savez-vous que l'on peut tuer des hommes et des femmes avec des paroles? Des pasteurs ont été brisés par les blessures et le déshonneur dus à des calomnies. Dans le livre du prophète Jérémie 18:18, ses ennemis disent: "Venez, tuons-le avec la langue. Ne prenons pas garde à tous ses discours!". De grands préjudices ont déjà été causés à de nombreux serviteurs de Dieu, parce qu'on s'est jeté sur eux en les calomniant au lieu de prier pour eux et leur ministère.

4. Mensonges

"Il y a six choses que hait l'Éternel, et même sept qu'Il a en horreur: les yeux hautains, la langue menteuse, les mains qui répandent le sang innocent, le cœur qui médite des projets iniques, les pieds qui se hâtent de courir au mal, le faux témoin qui dit des mensonges et celui qui excite des querelles entre frères" (Pr. 6:16-19).
Parmi ces choses que Dieu hait, trois ont rapport à la langue: une langue menteuse, un faux témoin et celui qui excite des querelles entre frères. Le verset 22 du 12è chapitre des Proverbes confirme ceci: "
Les lèvres fausses sont en horreur à l'Eternel". Le terme "en horreur" est ce qui exprime le plus fortement le profond dégoût de Dieu. D'autre part, l'autre moitié du verset affirme : "Mais ceux qui agissent avec vérité Lui sont agréables".
Un passage de l'Apocalypse contient une mise en garde concernant les dangers du mensonge (voir 21:8). Tous les menteurs finissent dans l'étang de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort!

5. La flatterie

La flatterie est une chose dangereuse, que Dieu ne peut en aucun cas accepter, étant donné qu'il est dit autre chose que ce que l'on pense. C'est de la fausseté! La sincère reconnaissance et l'expression de l'estime des gens sont cependant appréciables, mais il convient d'être sur ses gardes afin de ne pas devenir la victime de la flatterie ou de ne pas être soi-même un flatteur! Le Psaume 12 versets 2 à 4 est très clair à ce sujet: "Sauve, Éternel! Car les hommes pieux s'en vont les fidèles disparaissent parmi les fils de l'homme, on se dit des faussetés les uns aux autres, on a sur les lèvres des choses flatteuses. On parle avec un cœur double. Que l'Éternel extermine toutes les lèvres flatteuses".

6. Propos inconsidérés

Des propos inconsidérés sont des paroles irréfléchies qui peuvent avoir de graves con-séquences. "Si tu vois un homme irréfléchi dans ses paroles, il y a plus à espérer d'un in-sensé que de lui" (Pr. 29:20).
Le Psaume 106 donne une image tragique de Moïse. Lors de l'exode, les Israélites murmurèrent dans le désert parce qu'il n'y avait pas d'eau. Dieu dit à Moïse de convoquer l'assemblée, de parler au rocher et il donnera son eau. Moïse avait déjà vu précédemment de l'eau couler d'un rocher après qu'il l'eût frappé de son bâton. Ici, et parce qu'il était très en colère contre ces gens qui murmuraient, il frappa de nouveau le rocher au lieu de faire ce que l'Éternel lui avait dit. Nous voyons sa manière de procéder à la hâte ainsi que sa désobéissance, car non seulement il avait parlé aux hommes et non au rocher, mais il avait frappé celui-ci. En conséquence, Moïse perdit son privilège d'entrer avec le peuple au pays de Canaan.
Que de fois ne parle-t-on pas sans réfléchir, quand le cœur est aigri? Le Seigneur ne veut pas que nous tenions des propos inconsidérés.

7. Des paroles négatives

Ce sont des paroles qui n'édifient pas mais qui démontent. Elles sont prononcées aussi parmi les chrétiens. Beaucoup d'entre nous causent leur propre ruine par leur bouche: par leurs paroles, ils créent l'incrédulité et le doute, contribuant ainsi à la réalisation de choses et de conditions que Dieu ne veut pas.
Un exemple est le rapport des explorateurs qui furent envoyés en Canaan (No. 14:17). Tous les douze virent exactement la même chose et firent les mêmes expériences. Ils venaient du même voisinage et avaient reçu la même éducation. Lorsqu'ils revinrent de leur mission, dix d'entre eux dirent: "Oui, c'est un bon pays, mais ils est plein de géants. Les villes sont fortifiées jusqu'au ciel, et nous, nous sommes comme des fourmis". Les deux autres dirent: "C'est un pays merveilleux. Allons-y! Nous nous emparerons de ce pays, nous y serons vainqueurs". Chacun arrêta son destin par ses propres paroles. Ceux qui dirent: "Nous ne pouvons pas!" ne purent pas non plus. Ceux qui dirent: "Nous pouvons!" le purent aussi. Ce qu'ils dirent arriva vraiment. Nous aussi pouvons toujours en faire l'expérience!


Le remède de Dieu

Un domaine de la vie qui, indubitablement, doit être soumis à la discipline et au règlement de l'Église, est celui qui a trait à ce que les uns disent sur les autres. Lors des rapports mutuels dans l'Eglise, Dieu veut le meilleur pour nous.
Quand nous avons péché, Il nous montre le chemin qui nous ramène aussi dans la communion avec nos frères. "
Si ton frère a péché, va et reprends le entre toi et lui seul" (Mt. 18:15). C'est une manière disciplinée de se comporter. Ne parlons pas d'abord avec tous les autres à ce sujet, contrairement à ce que font beaucoup de chrétiens. Lorsqu'ils sont irrités contre quelqu'un, ils le disent à tous, sauf à celui qui est concerné. Après cela, une réconciliation est impossible.
"
S'il ne t'écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l'affaire se règle sur la déclaration de deux ou trois témoins" (Mt. 18:16). C'est à cette règle que nous avons à nous soumettre en tant que membres de l'Église. C'est ici que la plupart d'entre nous tombons dans le piège. Lorsque quelqu'un vient vers nous pour rapporter des choses au sujet d'une tierce personne, nous devons nous montrer implacables et fermer la porte aux bavardages. "Le vent du nord amène la pluie, et la langue mystérieuse (celui qui bavarde), un visage irrité (la colère des autres)" (Pr. 25:23). Ne tolérons pas de bavardages secrets en notre présence et n'accueillons aucune personne qui dit du mal des autres. Là, nous avons tout à fait le droit de réagir et d'intervenir avec sévérité.

D'après Derek Prince

 

N'aie pas tes sentiments sur ta langue, autrement, tu t'attireras de graves problèmes. Apprends à te retenir.

"Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie." (Pr.4/23)

Ce qui sort de la bouche vient du cœur. La bouche est le baromètre de ton cœur!

 

 

À SALAIRE ÉGAL...

Lire 1 Samuel 30: 21-25

David, oint roi d'Israël par Samuel (1Sa. 16: 13), n'a pas encore revêtu officiellement cette fonction et doit faire face à l'inimitié du roi Saül. Il doit se réfugier auprès des ennemis héréditaires du peuple d'Israël, les Philistins, et reçoit du roi Akisch la ville de Tsiklag pour services rendus à l'occasion de batailles contre divers ennemis de sa patrie d'adoption (1Sa. 27).
Lorsqu'il est question de s'attaquer aux Israéliens, David ne se dérobe pas et monte au combat avec les six cents fidèles qui l'ont rejoint dans la clandestinité. Cependant, les rois des Philistins, craignant une ruse et redoutant que ce Juif ne les trahisse, ne veulent pas courir de risque et le renvoient à Tsiklag. De retour dans sa ville, il la trouve pillée et incendiée par les Amalécites qui, profitant de l'absence des hommes, ont emmené captifs les femmes ainsi que les enfants, sans oublier un butin très important. David est plongé dans un grand désarroi, mais "il reprit courage en s'appuyant sur l'Éternel, son Dieu". Bientôt, l'homme de guerre reprend le dessus et part à la poursuite des Amalécites avec ses compagnons, non sans avoir consulté Dieu et obtenu Son approbation.
La marche forcée qu'il impose à ses guerriers ne tarde pas à produire ses effets: deux cents d'entre eux, soit un tiers, ne peuvent plus continuer, recrus de fatigue. David les laisse au torrent de Besor avec les bagages de toute la troupe. Il nous faut ici signaler que l'endroit a son importance. Un torrent est le lieu rêvé pour reprendre des forces: l'eau fraîche n'y manque pas, et il est certain que le gibier y est présent afin de se désaltérer.
Pendant ce temps, David poursuit les Amalécites, les rattrape et récupère tout ce qu'ils avaient emmené. Les captifs sont tous sains et saufs et la troupe peut revenir auprès du torrent de Besor, où ceux qui sont montés au combat ne veulent pas partager avec ceux qui sont "restés en arrière".
David intervient et s'oppose à leur volonté.
Les armées romaines ont, probablement à leur insu, repris cette manière de faire que David avait vraisemblablement inaugurée. En effet, une partie des membres des légions était chargée des bagages, appelés "impedimenta". Ce terme, le dictionnaire nous le définit comme suit: "Autrefois, bagages et charrois qui retardaient la marche des armées. Littéralement: ce qui entrave l'activité, le mouvement." (Larousse). Nous retrouvons dans le terme "empêcher" la racine "impedicare" qui provient du bas latin et qui signifie "prendre au piège" (Ibid.).
Plus tard, Napoléon reprendra à son compte cette notion que l'on appelle aujourd'hui logistique. Et il est vrai que dans les armées modernes, la logistique a acquis une place de plus en plus importante, au grand dam des "opérationnels" qui tiraient la couverture à eux en prétendant que la bataille, c'était eux qui la gagnaient en risquant leur vie en première ligne.
Quels sont les enseignements que nous pouvons tirer de ce récit et des extensions que je viens de développer brièvement?

Il est donc important de nous souvenir que pour les uns, l'exhortation est de mise et que pour les autres, Dieu les appelle à être humbles et à ne pas regarder la tâche de ceux qui "gardent les bagages" comme de moindre importance.
En effet, la conclusion de ce passage s'impose d'elle-même, et David prononce ce jugement: "La part doit être la même pour celui qui est descendu sur le champ de bataille et pour celui qui est resté près des bagages: ensemble ils partageront" (v. 24).
Et je ne puis m'empêcher, pour terminer, de mettre ces quelques versets en parallèle avec le passage de Mt 20: 1-16, la parabole des ouvriers loués à différentes heures, où Jésus enseigne que, quelles que soient la durée et l'intensité du travail fourni par un enfant de Dieu, sa récompense sera la même. Somme toute, si "à travail égal, salaire égal", "à salaire égal, tout travail presté a la même valeur".